Le navire russe, le câble et... le gisement
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Aujourd’hui, pour changer un peu de la cyber (quoique, on va parler d’IA, de données et de biais), je vous propose de prendre un paquet de pop-corn et de vous installer confortablement. On va parler d’un film. Plus précisément, de deux scénarios. Ça vous tente ? Allez, c’est parti !
Deux scénarios d’un bon film, donc, sur fond d’espionnage et d’opérations en haute mer mais, au fond, une seule histoire (et elle se termine bien).
Premier scénario. Un navire russe, géré par une société sous sanctions américaines, à vitesse lente en plein océan Atlantique, à environ 1 700 kilomètres (920 NM) dans l’est de la Martinique, et qui n’en bouge plus pendant 41 jours. Aucune escale, a priori aucun autre navire rencontré, son transpondeur AIS allumé en permanence, et, d’après certaines cartes de câbles sous-marins, la présence d’une infrastructure sous-marine « critique » à proximité. De là à le qualifier de navire espion, il n’y a qu’un pas, que l’on peut franchir allègrement si on ne prend pas le recul nécessaire.
Second scénario. Le même navire, aux mêmes dates et à la même position, qui réalise une campagne de prospection en parcourant un gisement de sulfures métalliques, avec une cinématique assez irrégulière et typique de ce genre d’opération, à l’intérieur de blocs miniers attribués à la Russie par l’Autorité internationale des fonds marins, à 305 kilomètres (165 NM) du premier câble.






