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Collision maritime et leurrage GNSS : attendre les rapports avant d'imaginer des faits

Quelques heures à peine après la collision entre deux navires au large d’Oman, les premières affirmations attribuant l’accident à un leurrage GNSS (GPS spoofing) ont commencé à circuler.

Il est probable que nous verrons rapidement circuler de nombreuses captures d’écran et analyses affirmant que le leurrage GPS est responsable… ou qu’il ne l’est pas.

Comme souvent dans ce type d’événement, il est préférable d’attendre les résultats de l’enquête avant de tirer des conclusions.

Dans ce cas précis, plusieurs éléments méritent d’être analysés avant toute hypothèse définitive :

  • la situation de veille sur la passerelle au moment de l’événement ;
  • la configuration des alarmes sur les systèmes RADAR et ECDIS ;
  • la cohérence des positions affichées (en supposant qu’aucune interférence GNSS n’ait affecté les données de position) ;
  • la formation et les procédures de l’équipage ;
  • les conditions locales de navigation ;
  • les éventuelles actions du VTS (Vessel Traffic Service).

Un autre élément attire l’attention : la zone d’ancrage importante située à proximité de la zone de navigation, combinée à des routes nord-sud empruntées par des navires évoluant souvent à plus de 12 nœuds à proximité de cette zone.

Dans ce contexte, le rapport d’enquête sera probablement particulièrement intéressant à analyser.

Mes pensées vont aux équipages impliqués, aux équipes de sauvetage et aux enquêteurs mobilisés sur cet événement.

Les dernières images disponibles laissent également craindre un impact environnemental, qui devra être évalué.

Illustrations

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Data source: MarineTraffic
Graphs: my own bad programming skills.