Aller au contenu
avatar

Cybersécurité maritime et portuaire.

Cybermarétique est un site d’analyse dédié à la cybersécurité maritime et portuaire. Les articles proposent des décryptages sur les menaces cyber, les vulnérabilités des systèmes et les enjeux numériques du secteur maritime, à partir d’une lecture opérationnelle des risques nourrie par l’expérience et le parcours de l’auteur.

Nouvelle coupure de câbles sous-marins en zone Afrique.

Cet article est aussi disponible en anglais.

D’après le journal Jeune Afrique, deux câbles de télécommunication sous-marins ont été coupés, à 300 km au large du Cameroun. Ces deux câbles, au doux nom de baptême de WACS et SAT3, desservent chacun une dizaine de pays du grand ouest africain, du Sénégal à l’Afrique du Sud.

Déjà victimes de coupures en 2007 et 2009, si ces câbles ne sont pas les seuls à desservir l’Afrique occidentale, leur coupure a cependant un impact majeur en termes de bande passante disponible pour les opérateurs télécom.

Annonce de la création d'un projet de mastère spécialisé en cybermarétique

A l’occasion des Assises de l’économie de la mer, qui ont eu lieu à Brest les 27 et 28 novembre, l’ École navale, l’ Institut Mines Télécom, l’ École Nationale Supérieure des Techniques Avancées Bretagne et l’ École Nationale Supérieure Maritime (ENSM) ont annoncé la création d’un projet de mastère spécialisé en cybermarétique (plus précisément, en cyber-sécurité des systèmes maritimes et portuaires).

L’École navale dispose déjà depuis plusieurs années d’une chaire de cyber-défense des systèmes navals, créée en partenariat avec l’Institut Mines Télécom (notamment le Lab-STICC), Thales et Naval Group.

Des mots de passe et de la marétique

M6 a récemment diffusé un reportage sur les navires de croisière. Lors de ce reportage, les télespectateurs les plus attentifs ont pu remarqué, lors d’un passage dans la passerelle du navire, la présence d’un mot de passe - relativement simple - écrit sur un post-it sur un écran - a priori dédié à la CCTV (Closed Circuit Television).

Cette information, diffusée sur les réseaux sociaux, a entraîné de nombreuses réactions.

Le rançongiciel Ryuk entraîne plus de 30 heures d'interruption d'activité pour un acteur du monde maritime

Cet article est aussi disponible en anglais.

Le site Internet des gardes-côtes américains (impliqués dans le cyberespace, comme évoqué dans cet article) nous l’apprend : un opérateur du monde maritime américain a été impacté par le rançongiciel “Ryuk”. Ce code malveillant n’est pas un inconnu, puisqu’il a fait se premières apparitions à l’été 2018 et a déjà touché de nombreuses sociétés, comme Eurofins à l’été 2019 ou Prosegur plus récemment. Comme le précise la société CheckPoint, ce n’est pas un code malveillant techniquement très avancé, mais il a la particularité de viser les grandes entreprises et organisations qui disposent de moyens financiers importants et qui préfèrent parfois payer une rançon ( ce n’est pas bien, et ça ne fonctionne pas toujours bien, notamment dans le cas de Ryuk) plutôt que de perdre des jours d’activité. Il avait déjà rapporté 3 M€ à ses auteurs en janvier 2019 (source : Le Monde). En mars 2019, l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) publiait un bulletin d’alerte et un bulletin d’actualité notamment sur ce code malveillant.

Le Pôle Mer Bretagne-Atlantique labellise le mastère spécialisé "Cybersécurité des systèmes maritimes et portuaires".

Le Mastère spécialisé “Cybersécurité des systèmes maritimes et portuaires” , formation organisée par IMT Atlantique, ENSTA Bretagne, l’École navale et l’ENSM a reçu la labellisation du Pôle Mer Bretagne Atlantique, qui soutient et labellise les formations spécifiques adaptées au monde maritime.

Plus d’informations sur l’annonce de labellisation du Pôle Mer Bretagne Atlantique.