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Cybersécurité maritime et portuaire.

Menaces, vulnérabilités, incidents et réglementation du secteur maritime et portuaire, sous un angle opérationnel nourri par le parcours de l’auteur.

"Le Cyber, domaine particulier de la pensée navale", par N. Mazzucchi

Le Centre d’études supérieures de la Marine nationale (CESM) propose dans sa revue « Études marines - Stratégie » n°17 (page 82) un article de Nicolas Mazzucchi, docteur et chargé de recherches à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) intitulé « Le cyber, domaine particulier de la pensée navale ».

Dans cet article, l’auteur rappelle que, si la prise en compte du sujet par la communauté maritime a été relativement tardive, la question de la cybersécurité des navires et des ports est de plus en plus fréquemment traitée lors de différentes conférences, soulignant l’importance de ce sujet stratégique face à la numérisation progressive du secteur, que l’on parle de navires civils ou militaires.

Lancement d'un produit d'assurance spécifique aux risques cyber maritimes

Cet article est aussi disponible en anglais.

Dans un communiqué de presse, l’assureur Willis Towers Watson annonce le lancement d’un nouveau produit d’assurance spécifiquement dédiés aux risques de cybersécurité dans le monde maritime. L’objectif de ce produit est de répondre à l’imparfaite couverture du risque cyber dans la plupart des contrats d’assurance, et de faire face à la multiplication des évènements cyber dans le monde maritime.

L’assurance semble couvre plusieurs cas, notamment : gestion de crise en cas de rançongiciels, vol de données, incidents relatifs à des tiers, perte de connectivité suite à des attaques sur le lien satellite, cas liés RGPD et NIS.

Les gardes-côtes américains interviennent à bord d'un navire objet d'un incident cyber.

Cet article est aussi disponible en anglais.

Une récente alerte de sécurité des gardes-côtes américains nous donne des informations intéressantes sur un incident cyber ayant eu lieu en février 2019 à bord d’un navire à fort tirant d’eau (sans plus de précisions). Ce navire, qui réalisait un trajet international à destination du port de New York et New Jersey, a informé les gardes-côte qu’ils faisaient face à un incident cyber significatif impactant leur réseau informatique à bord.

Les gardes-côtes américains de nouveau à la manœuvre sur les sujets de cybersécurité maritime

Cet article est aussi disponible en anglais.

Les gardes-côtes américains (US Coast Guard (USCG)) sont régulièrement à la manœuvre sur les sujets liés à la cybersécurité maritime. On les avait vus récemment intervenir sur un navire objet d’un incident cyber ou encore évoquer l’impact du rançongiciel Ryuk sur un acteur maritime US. Ils évoquent par ailleurs fréquemment, dans leurs bulletins de sécurité, les sujets relatives à la menace cyber dans le contexte maritime. Dans une nouvelle circulaire, consultable au format PDF sur le site de l’USCG, les gardes-côtes américains proposent de nouvelles lignes directrices pour lutter contre les menaces cyber pour les installations et unités sous leur responsabilité.

Les risques cyber liés aux moyens de positionnement par satellite

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Aujourd’hui, le coût modeste (quelques dizaines d’euros pour un récepteur de base), la miniaturisation et la grande disponibilité des récepteurs GPS nous permettent de penser que ce réseau nous est toujours acquis. Ces facilités ont aussi permis le développement du GPS dans de nombreux secteurs d’activités dont il était auparavant absent (on peut penser au secteur médical, au suivi des animaux de compagnie, le sport, l’agriculture, les… tondeuses domestiques, la photographie et les grues portuaires (sur ce sujet, lire aussi cet article…)). A tel point qu’il est difficile de donner un chiffre précis sur le nombre de récepteurs GPS de par le monde.

D'après la Lloyd's, une cyberattaque sur les ports asiatiques pourrait coûter 110 milliards de dollars

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D’après un rapport de la Lloyd’s de Londres réalisé avec le Cyrim (voir ici pour la vidéo et là pour le rapport PDF) et repris par l’agence Reuters, une cyberattaque sur les ports asiatiques pourrait coûter jusqu’à 110 milliards de dollars, montant équivalent à la moitié du total des pertes liées aux catastrophes naturelles en 2018.