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Cybersécurité maritime et portuaire.

Menaces, vulnérabilités, incidents et réglementation du secteur maritime et portuaire, sous un angle opérationnel nourri par le parcours de l’auteur.

Airbus présente sa vision de la cyber-marétique à Euronaval

Cette vidéo, twittée par Airbus Defence à l’occasion d’Euronaval 2018, montre les ambitions (pas complètement attendues) d’un acteur avant tout aérien comme Airbus dans le domaine maritime. Airbus est un acteur qui se développe sur les sujets de cyberdéfense. Pas grand’chose cependant de maritime dans la vidéo, hélas, qui ne reprend que les grands classiques de cyber-défense sans vraiment les adapter au monde maritime. Peut-être ont-ils été plus ambitieux sur leur stand à Euronaval ? Si quelqu’un a l’info ?

Quelques liens utiles

Je partage avec vous quelques liens vers des sites et documents sur le sujet de la cybersécurité maritime. C’est un travail de longue haleine, donc il manque encore sûrement plein de choses.

J’ai regroupé la plupart des vidéos sur une playlist Youtube dédiée :

Les solutions

Installer de l’UEBA avec un pare-feu de niveau 7, en implémentant de la blockchain sur une approche top down dans un contexte de big data et d’IA.

Mmmmh.

Il n’y a bien sûr pas de solution ultime pour sécuriser le secteur. Je suis breton, j’aime bien la gastronomie, alors je vais vous proposer une recette à base de quatre-quarts.

Je ne sais plus qui disait « Sans volonté, pas de réussite », mais bon on y est. Et pas de la volonté d’affichage, mais une vraie envie. On vit dans un monde merveilleux, mais où, je trouve, on dit beaucoup et on fait peu. Il y a de nombreux acteurs, chacun avec des envies et des attentes différentes. Qui pour coordonner tout cela ? Pour insuffler les bonnes idées efficaces ? Comment faire pour éviter d’en faire une « usine à gaz » et impacter financièrement nos armateurs, pêcheurs, en mettant en place une réglementation trop coûteuse ? Une chose est sûre, il faut y aller pas à pas. Quelques sources d’espoir ? Peut-être (bon, ce ne sont que des tweets) :

La problématique

Je n’aime pas le terme problématique : il est utilisé à tort et à travers et surtout à toutes les sauces, notamment parce que l’on confond « problème » et « problématique ». L’objectif de cet article, loin de vouloir désigner les coupables, est au contraire d’identifier les problèmes « macro » de prise en compte de la cyber-sécurité dans la marétique.

Pour mettre dans l’ambiance, commençons par une citation, vieille de 7 ans, mais qui reste globalement d’actualité :

Les sources de menace pouvant viser le secteur maritime

Cet article est aussi disponible en anglais.

Qui peut en vouloir à la marétique ?

Les sources de menace (volontaires, cagoulées) sont assez proches de ce qui peut être trouvé par ailleurs. Je ne vais pas vous refaire une liste à la Prévert des sources de menaces possible, l’ ANSSI l’a déjà fait ( cf p. 15 et suivantes). Les plus réalistes sont aujourd’hui :

  • les sources de menaces « étatiques », à des fins d’espionnage, de prépositionnement, de destruction
  • les « hackers » du dimanche, ayant vu des vidéos de chercheurs lors de conférences en cyber et essayant de reproduire les preuves de concept
  • la concurrence (et oui, on ne peut pas totalement le nier, ou du moins le prendre en compte)
  • les organisations terroristes / de piraterie, qui pourraient y trouver un intérêt pécunier
  • l’infection « collatérale », c’est-à-dire ne visant pas spécifiquement le secteur maritime, mais dont il est victime comme d’autres (c’est généralement le cas des rançongiciels)

On se rappelle que le « vecteur » cyber a plusieurs avantages : il est généralement anonyme, anomique, et les attaques ont une relative fulgurance et relativement rentable (surtout pour quelqu’un qui n’a qu’à cliquer sur sa souris…).

Wärtsilä ouvre un centre d'excellence maritime cyber à Singapour.

Cet article est aussi disponible en anglais.

Le groupe finlandais de technologies Wärtsilä vient d’annoncer l’ouverture de son centre d’excellence international en cyber maritime ( International Maritime Cyber Centre of Excellence (IMCCE) ce jour à Singapour. Conçu en partenariat avec Templar Executives, L’IMCCE comprend un CERT maritime (Computer Emergency Response Team) et un centre de formation en cyber, l’objectif premier est de permettre une réaction rapide en cas d’incident, et d’augmenter le niveau de compréhension des enjeux cyber du domaine.