Le rapport “Happy Blue Days, pour une économie maritime compétitive et décarbonée” évoque la cybersécurité maritime.

Le rapport “Happy Blue Days, pour une économie maritime compétitive et décarbonée” évoque la cybersécurité maritime.

Rapport Happy Blue

Mme Sophie PANONACLE, députée de la 8è circonscription de Gironde, a remis son rapport intitulé “Happy Blue Days, pour une économie maritime compétitive et décarbonée” au Président de la République Emmanuel Macron le 18 juin et le 23 juin à la ministre de la Transition écologique et solidaire Elisabeth Borne.

Ce rapport de 618 pages, “issu de la concertation nationale de la communauté maritime“, a pour objectif de dresser un bilan et des perspectives de la France maritime dans un contexte difficile post-COVID 19. En effet, toutes les filières et entreprises maritimes ont été fortement impactées par la pandémie : transport, pêche, construction navale, port, yachting… Le rapport ambitionne donc de donner un cap pour les années à venir pour une croissance bleue plus verte 🙂 et pour favoriser le redémarrage de ce secteur essentiel pour l’économie. Au-delà de sa lecture que je vous recommande, notons que le sujet de la cybersécurité maritime est évoqué comme mesure de relance.

Accélération des plans d’investissement en R&D, notamment sur l’axe de la cybersécurité maritime.

Page 169, le rapport recommande d’accélérer les plans d’investissement, notamment de R&D, en particulier ceux à forte connotation écologique, sans oublier le numérique. Il souligne que “de nombreuses entreprises ne pourront plus lancer de projet faute de trésorerie ; le plan de relance doit donc permettre d’en financer certains à 100% ou les inclure dans les projets confiés aux grands intégrateurs par les opérateurs de l’État.

Parmi les différents axes proposés, le rapport recommande à l’État :

  1. de financer à 100% certains projets de rupture ou de démonstrateurs permettant de renouveler l’offre et d’accélérer la transition vers un développement durable et numérique autour de 3 axes majeurs : l’autonomie des navires, la décarbonatation de la propulsion, la cybersécurité maritime ;
  2. d’imposer dans les appels d’offres de l’État, la prise en compte et la valorisation effective dans les notations des critères d’autonomie des navires ou d’utilisation de systèmes autonomes, d’hybridation de la propulsion et de cybersécurité maritime ainsi que plus largement les critères d’impact écologique de la construction, de l’entretien et de l’exploitation des navires.

L’autonomie des navires, notamment sous l’angle de la cybersécurité, est un enjeu majeur, dès à présent et pour les années à venir, sujet que nous avons déjà évoqué ici même.

A noter rapidement, en page 547, l’évocation par l’ENSM du Mastère spécialisé “Cybersécurité des systèmes maritimes et portuaires”, proposé par l’École Navale, l’ENSM, ENSTA Bretagne et IMT Atlantique.

Les autres projets en cours en France sur le sujet ne sont pas évoqués.

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