Dans le secteur maritime comme dans d’autres secteurs critiques, où les systèmes IT et OT, les chaînes logistiques et les infrastructures sont fortement interconnectés, la gestion des vulnérabilités cyber dépasse largement le cadre technique. Elle engage la continuité des opérations, la sûreté des infrastructures, voire la sécurité des personnes (sans parler des enjeux juridiques et d’image).
Face à la découverte de vulnérabilités cyber, deux approches coexistent aujourd’hui.
La première est celle de la publication. Certaines entreprises de “cybersécurité” diffusent des analyses globales issues d’audits de surface “passifs” : volumes de vulnérabilités détectées, taux de non-conformité, exposition supposée d’un secteur entier. L’exercice peut sembler utile pour sensibiliser. Pour vous qui êtes des lecteurs exigeants, vous vous doutez que ce type d’exercice doit être regardé avec un minimum de recul, car laisser penser que la cybersécurité du secteur maritime se limite à cela, c’est quand même assez réducteur.